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l est plus
grand que son corps d’homme sous la terre.
Lié à la souffrance et au partage, au trèfle
en feu des lèvres traversées, il écarta le rêve
pour l’action et le pain qui sort du four.
S’il fut l’obscur, ce fut avec éclat. Pythie
peut-être ! mais d’abord un paysan du cosmos, dont
l’unique abandon fut à la fermeté.
La canicule l’abreuvait. Si le bâton l’égarait
quelquefois, la plénitude signifiait sa générosité.
Le lire, c’est l’aimer ; l’aimer, c’est
le relire non plus en aveugle ni à genoux, mais pour le grain
de son poème.
Comme il est peu d’armistice sans nudité totale, il
n’est pas de vie dans le mensonge – et le gisant peut se
dresser.
Des matinaux le voient tel le rouge-gorge par la fenêtre.
Pierre Perrin, La
Vie crépusculaire, prix Kowalski de la ville de Lyon, Cheyne, 1996
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