Pérol,
derrière ta rage et tes ruées dans l’exercice
littéraire,
Comme
l’esprit hausse ta vie qui hausse ton esprit sans fin,
Ton
désespoir est gouailleur, et ton rire de fin diamant noir
Dénoue
l’innombrable amante aimée, chantée ta vie durant.
Tu
es le poète dont l’ombre a pris les mesures de la clarté.
Te
lire, c’est pénétrer l’épaisseur
du monde avec au cœur
Un
regard-lumière, le genou de Gengis Khan ployé par la
Tendresse
et le feu. Ce que j’attends de toi, c’est l’attente.
C’est
de toi. L’attente a l’odeur de racine amère de
tes vers.
Tes
vers extraient l’amour de la cruauté, ils barrent la
mort.
Où
la tendresse est acide, la pluie de ton poème lave l’âme.
On
t’ignore ? Qu’importe, non. Mais laisse là les
frivoles.
Les
énucléés de l’âme finiront bien par
trouver l’essentiel.
Tu
as cherché l’issue. Le sésame, c’est la
vie tout entière.