|

© Pierre Perrin
|
|
e tremblement
du doigt sur l’échancrure d’un corsage, Quel homme
le cherche encore, quand les yeux fermés Ne jettent
plus personne à genoux (devant aucun départ, Aucune retenue
de fruits rouges à la volée sur des lèvres). Ils se ruent
tous à la table du monde à crier, et ils jouent De la fourchette
et du couteau atomiques. Leur Danaïde S’emplit.
Ils ne se voient crever que de nouvelles outres. Si l’un
se donne c’est encore, à travers l’autre, soi-même Qu’il
comble. Pour le conquérant, l’amour, c’est le rapt. La charité,
ce miroir sans tain que ne ternit pas l’éternité, Même
les contes de l’enfance à nu la comptent pour rien. Cinquante
états font la mort impunément, que les autres Couvrent.
Le fumier fleurit de toutes ses dents. Le sacré, Pour confondre
un crime, a besoin de l’âme des vivants.
|
|
 |
|
|